KOYADINOVITCH

ARTISTE - PEINTRE, CIRCUMNAVIGATEUR

Serge Koyadinovitch ex­pose en ce moment une vingtaine de ses œuvres au château de Fonbonne. Sur des grands formats, un mètre par deux, l’artiste exprime ses sentiments et ses inquié­tudes, Ce Français d’origine slave a parcouru le monde. li a longtemps vécu outre-mer, où il était installé en tant qu’architecte. Depuis 1980,11 se consacre uniquement à la peinture, qu’il pratique de­puis qu’il était étudiant. Il nous propose là de découvrir une série inspirée par la chute delà civilisation byzan­tine, au travers de laquelle il fait part de ses craintes pour l’Europe, L’artiste s’inspire aussi des grands sujets de notre temps, la guerre, l’ozone, la fonte des glaciers, l’envie de s’évader… au tra­vers de couleurs fortes, ré- haussées par des traits è l’encre qui  « donnent une profondeur qui m’intéresse »  explique-t-B.

Serge Koyadinovitch fait vivre ses tableaux. Les constructions bougent, on­doient au gré du vent ou de l’orage qui s’approche. H ra­conte aussi la subjectivité de l’histoire, ces villes qui dispa­raissent sous les bombes. Sa peinture exprime tant de choses qu’elle mérite une vi­site.

Patricia Colliard – Critique d’art

Quand cet artiste adopte le bizarre et déconcertant slogan « l’ouest le plus occidental est à l’est » il nous rappelle la vérité élémentaire que la terre est ronde et que sur elle tout est relatif. L’ensemble phénoménologique, tous les concepts des rapports mondiaux sont inséparables, indissociables, indivisibles, indissolubles et interdépendants. Personne n’est une île!

Sa philosophie de tremblements méga géopolitiques s’exprime parfois violemment, parfois sacralement, parfois plus tendrement, décryptant ainsi visuellement ses conséquences évidentes, mais aussi cachées, non médiatisée, ce qui les rendent encore plus hypocrites et machiavéliques comme «les dommages collatéraux ». dus aux bombardements. Ce sont les sources créatives de ses idéalisations qui structurent ses morphologies visuelles originales

Alexandre Milenkovitch – Critique des beaux-arts, Architecte

Mais, sur la toile, nous assistons à des scènes composées sur un « libretto » minimal, dont l’ossature est « calculée » pour supporter l’écrasant poids de son improvisation, sa spontanéité débordante. Celle-ci se caractérise par des formes entrelacées, parfois synchronisées qui se complètent ou se superposent, ou au contraire s’entrechoquent, s’interpénétrant chaotiquement.

Ce ballet de courbes, de silhouettes, de scènes secondaires et tertiaires, de motifs interpolés, présentés avec un tas d’ingrédients d’une « réalité irréelle interactive » se déroule devant les yeux ébahis des spectateurs envoûtés et ensorcelés, découvrant ainsi le « fils rouge » qui les guident à comprendre le message suggéré.

Alexandre Milenkovitch – Critique des beaux-arts, Architecte